chemins de fer sur le pont.


Pas de longs arrêts sur les chemins de fer corses! Malgré une période difficile et une absence de plus de deux mois (seulement une cinquantaine de passagers par jour contre une moyenne de 1 500 heures normales), les trains CFC sont restés sur la bonne voie en permanence et leur fonctionnement a toujours été assuré. Telle était la forte volonté de ses dirigeants, portée par le président de la direction régionale de Hyacinthe Vanni: «Il y avait clairement une raison technique de maintenir les trains en marche, car un arrêt prolongé aurait mis du temps à redémarrer avaient besoin d’assistance en ces temps difficiles ».

SOLIDARITYSJUNAT

Par conséquent, les CFC ont été mis à l’ordre du jour dès le début de l’isolement: télétravail, activité partielle, organisations organisées en groupe, et mobilisé en permanence 280 délégués et un plan de travail initial qui était prêt à reprendre dès que les conditions seraient redevenues normales. La direction surveille quotidiennement la cellule de crise. Jacques Chibaudel est express et ce dernier se fait un devoir de souligner l’action concertée du train insulaire et de ses agents, notamment dans le domaine médical: « Nous avons dépassé nos devoirs habituels et nous en sommes fiers. les tests de dépistage d’Ajaccio et les CFC ont fait don de 4 000 masques au personnel infirmier, et nous avons également aidé à distribuer de la nourriture en Balagne. »

Au plaisir du tourisme

Mais alors que les chemins de fer se sont rendus utiles, les caisses ont été vidées faute de trafic et de passagers. Activité: seulement 20% de mi-mars à mi-mai. Abonnés, écoliers et étudiants ne sont plus présents. Les navires de banlieue fonctionnent presque à vide. Depuis le 11 mai, les combinaisons de CFC sont passées à 55% du plan de transport d’origine conformément aux mesures de santé et aux gestes d’obstacles, et en particulier à cause de la distance qui condamne une chaise à deux. La mesure sanitaire est inévitable et rassurante, mais elle constitue un frein évident à la capacité des entreprises de transport.

perte de revenu mais danger © Maxppp
Georges Bartoli

C’est l’un des enjeux de la saison estivale, qui dépend clairement de l’arrivée des touristes en été. Au cours des dix dernières années, les CFC ont équilibré le service public et le service touristique, et la saison estivale est devenue l’un des axes du développement de la société. Désormais, il transporte un peu plus de monde en été, notamment dans le secteur de la Balagne sur le « train des Plages » entre Ile-Rousse et Calvi. «Le transport continu, qui représente 20 à 30% de notre chiffre d’affaires, fait penser à Jacques Chibaudel, mais l’équipement est assez ancien dans ce domaine (2 wagons) et notre capacité n’est que de 40 places (…), si la distance est maintenue en été, nous en transportons la moitié».

« 2 millions d’euros de revenus en moins »

Avant les directives gouvernementales prévues pour la deuxième semaine de nettoyage, qui commence le 2 juin, les CFC prévoient déjà une perte de 2 millions d’euros fin 2000. été. « Nous avons déjà perdu 500 000 € de revenus commerciaux depuis mars, nous en perdrons encore 1,5 million d’ici la fin de l’été », a annoncé Hyacinthe Vanni. Mais ce dernier souligne d’emblée que «ces pertes seront partiellement compensées par des aides d’État et, en particulier, les liquidités de l’entreprise, de sorte que la communauté corse n’a pas à mettre la main sur une poche pour soutenir les CFC». C’est une autre fierté de l’entreprise!

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