Femmes entrepreneurs engagées: Areeba Rehman, une femme qui rend le transport routier plus écologique


Le saviez-vous Un camion sur quatre est vide et les deux autres ne sont qu’à moitié pleins, comme l’a révélé une étude ministérielle de 2007, une constatation suffisante pour provoquer une fraude environnementale. C’est dans cette étude qu’Areeba Rehman est tombée en 2008. À 28 ans, elle était professeur d’anglais dans le Loiret et s’apprêtait à déménager à Paris face à un double problème: le coût du transport du mobilier qu’elle vendait en ligne est plus élevé que le mobilier lui-même. «À l’époque, emprunter sur Internet n’était pas possible. Il nous fallait encore parcourir les pages jaunes! « .

Areeba Rehman, sensible aux enjeux environnementaux, pense avoir mis le doigt sur quelque chose … Mais il n’a pas non plus de profil d’entrepreneur. «Dans ma famille, seul mon grand-père était entrepreneur. Je me souviens comment il exécutait son compte tous les soirs avec un petit carnet. « . Il est convaincu de la nécessité de polliniser un environnement très prudent qui n’a pas encore été numérisé. Presque du jour au lendemain, il quitte son lieu de cours et frappe aux vitres des camions pour faire part de ses réflexions: il veut les mettre en relation via Internet avec des gens qui doivent transporter de gros objets, mais qui ne veulent pas louer un camion trop gros et trop cher. Avec Areeba Rehman en poche pour seulement 1 500 €, son enthousiasme et son envie de changer les choses, Areeba Rehman aborde les praticiens et particuliers qu’il trouve sur les sites de petites annonces. Fretbay est né. Non sans difficulté… «L’environnement fret est très masculin. Dès le début, j’étais considérée comme une fille qui voulait leur enseigner leur métier. La numérisation de leur domaine leur a paru absurde ». Il fait semblant de ne pas entendre les propos des misogynes. « Vous avez vu

ton bras? Et voulez-vous transporter des boîtes? « , » Je voudrais du café avec vous, mais vous n’êtes pas votre partenaire « . Et s’en tient à la célèbre ligne René Char: «Tentez votre chance, serrez votre bonheur et allez vers votre risque. En vous regardant, ils s’y habituent. «Areeba Rehman a pu lever 430 000 euros auprès d’investisseurs en fin d’année et est convaincue de l’utilité de son projet.

« Ce n’est plus une question de » business « , mais d’impact économique et environnemental. »

Depuis, il n’a cessé de penser au développement de son entreprise, en veillant toujours à apporter une solution sensible à l’utilisateur et respectueuse de l’environnement. En 2016, il fonde une autre société, MyBoxMan, un service de transport qui fonctionne sur le même principe que FretBay, mais entre personnes, pour optimiser les courts trajets en voiture. Un service plus vert (circulation évitée) et qui permet aux gens de se retrouver.

En plus de la profession d’entreprise, Areeba Rehman dit qu’elle a également une «mission» de sensibiliser les conducteurs à l’impact environnemental des trajets à vide. «En tant qu’entrepreneur aujourd’hui, nous avons une responsabilité. Il est très important pour moi que mon entreprise ait une signification sociale. Il ne s’agit plus seulement de « faire des affaires », mais d’avoir un impact économique et environnemental. Il me semble que c’est un petit rêve que tout entrepreneur a en tête aujourd’hui: changer le monde. J’ai ce rêve… ». Le rêve qui l’a conduit à être nommé sherpa (chargé de fédérer les entrepreneurs français) au G20 en 2019 et à être nommé président d’une association d’entrepreneurs civiques qui s’engage aux côtés des jeunes entrepreneurs dans leur promotion internationale. Comme ce qu’il savait vraiment comment dicter son bonheur.

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