Le transport multimodal comme exemples Echos


Un conteneur réfrigéré chargé de bonbons part le long de la route de Grand-Quevilly jusqu’au port de Rouen. Là, il est placé sur une rivière automotrice en direction de Gennevilliers, où un camion attend pour le livrer à Marly-la-Ville chaque semaine. Ce transport multimodal – utilisant au moins deux modes selon sa définition minimale – est le premier en France: «À ce jour, aucune marchandise à température régulée n’a été transportée par eau. Le transport multimodal, beaucoup en parlent: à Ferrero nous le faisons », annonce avec fierté Grégory Debuchy, responsable de la chaîne d’approvisionnement du groupe français, en l’occurrence partenaire de STEF, expert européen de la logistique du froid, et de Fluviofeeder, filiale de l’armateur Marfret.

Chaque année, Ferrero livre près de 700 caisses mobiles par route entre l’usine de Villiers-Ecalles et le dépôt de Port-Saint-Louis-du-Rhône la nuit. Entre Valenton et Avignon, exploités par Froid Combi, les principaux chemins de fer circulent sur les routes aux deux extrémités. Une stratégie durable car d’ici 2015, le groupe souhaite transporter 6% de son volume par rail et par voie fluviale. « Cela réduira de 10% nos émissions de gaz à effet de serre liées au transport. »

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Gagnant financièrement

Un autre géant de l’alimentation, Brasseries Kronenbourg, filiale de Carlsberg, est convaincu du transport multimodal. « Depuis mars 2011, nous opérons des services ferroviaires entre l’usine d’Obernai et le port de Strasbourg pour l’exportation de conteneurs vers le Moyen-Orient, explique le directeur de la logistique Marc Ruffenach. A Strasbourg, les conteneurs sont transbordés par les crues du fleuve et se dirigent vers le Rhin vers Anvers ou Rotterdam avant un voyage en mer par un voyage terminal. «  Sur la base du nombre original de modes utilisés, ce plan diffère également de seulement 36 km de liaison ferroviaire. «5 000 conteneurs sont transportés tout au long de l’année, ce qui signifie que de nombreux camions ont été retirés de la route. «  Cette organisation réduit la dépendance au carburant et réduit le risque de pénurie de camions pendant la haute saison. Le groupe se déclare financièrement performant.

L’industrie alimentaire n’est pas la seule à investir dans le transport multimodal. UPM, leader mondial de l’industrie papetière et forestière, entend également devenir l’un de ses niveaux de protection de l’environnement. « L’utilisation accrue des transports multimodaux, fluviaux et ferroviaires est l’une des réponses », déclare André Poiret, responsable des projets logistiques. Pour encourager cette voie, Denis Choumert, président de l’Association des chargeurs (AUTF), se dit favorable à la mise en œuvre d’un schéma directeur multimodal du fret « Combiner les actions qui doivent former une véritable politique en France dans ce domaine ».

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