Le transport routier redémarre sur des plateformes sensibles


Le transport routier relève la barre en France, mais son fonctionnement n’est pas loin de revenir avant la crise sanitaire. Actuellement, selon une enquête réalisée uniquement en juin, seulement 4% des chauffeurs routiers ont encore un chômage de courte durée et 7% des camions s’arrêtent encore loin des 59% des véhicules arrêtés au cours de la troisième semaine de mars. par la National Road Transport Association (FNTR) avec 1 025 membres.

Par rapport aux deux mois précédents, la tendance à la reprise se confirme très clairement: les entreprises de transport douteuses ont perdu en moyenne 27% de leur chiffre d’affaires en mai dernier par rapport à 2019, mais ce niveau était beaucoup plus alarmant en 2010. Selon la même étude, mars (-48%) puis avril (-44%) . De même, 33% des transporteurs aériens restent partiellement au point mort, contre 59% le mois dernier.

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Aucun effet positif sur les marges

La reprise des professionnels de la route est très inégale selon les régions et les commerces: les dirigeants de la région PACA Sud, Ile-de-France et Centre-Val de Loire déplorent la plus forte baisse du chiffre d’affaires des entreprises et « Le pourcentage de camions arrêtés en Ile-de-France et en PACA est bien supérieur à la moyenne nationale », selon l’organisation d’employeurs. Selon les spécialités, le transport de voitures, de matières dangereuses et de produits industriels, sidérurgiques ou métallurgiques est plus en retard que la nourriture ou la logistique, et est partiellement affecté par des arrêts partiels.

Bien que la profession soit généralement plus orientée après l’accouchement, « La reprise n’aura pas d’effet positif sur la marge », note le FNTR, car un certain nombre de problèmes opérationnels causés par la crise sanitaire existent toujours. Les patrons estiment, par exemple, qu’ils parcourent encore 10% de kilomètres à vide de plus que la normale, ce qui signifie une forte marge, tandis que le pourcentage de voyages à vide diminuait régulièrement pendant cinq ans. En raison de la surcapacité de transport et de la volonté de nombreux expéditeurs de renégocier leurs contrats de transport, un tiers des entreprises déclarent également que le transport de marchandises aux prix diminue.

En ce qui concerne la baisse impressionnante des prix du diesel depuis mars, il a été neutre pour les entreprises de transport depuis sa transmission au client. Dans le contexte d’une baisse d’activité, les risques liés à l’emploi agissent comme une variable d’ajustement. Environ 55% des entrepreneurs interrogés estiment que leur main-d’œuvre restera stable au cours des trois prochains mois, mais 32% prédisent une baisse. Surtout lorsque le pavillon français a perdu beaucoup de parts de marché en quelques années par rapport à des concurrents étrangers à faibles coûts sociaux (d’Europe de l’Est).

Image très favorable

Les transporteurs aériens souhaitent retrouver leur image désormais favorable afin d’obtenir le soutien de l’État, souhaitant à ce stade. Si l’on croit les Français, les camionneurs sont sympas: selon un récent sondage Odox, 97% des personnes interrogées pensent que le transport routier « A joué un rôle important pour permettre à la France de fonctionner pendant l’accouchement ». Mais ses représentants déplorent que les autorités ne les entendent pas. Après avoir perçu une augmentation de trésorerie de 390 millions d’euros en avril, le professionnel espère toujours poursuivre son travail de courte durée et reporter jusqu’en janvier 2022 la réduction de la rémunération du TICPE, qui est de deux cents le litre de carburant. Cette mesure coûtera 210 millions d’euros au budget de l’État pendant un an et demi, mais Bercy a fait la sourde oreille.

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