Trois questions sur le soutien financier de l’État à la SNCF pour sortir de la crise


Jean-Baptiste Diniamari, représentant le ministre de la Transition écologique, a déclaré que l’Etat aiderait la compagnie ferroviaire «de plusieurs milliards d’euros», qui subit de sérieux bénéfices, notamment en raison de la crise sanitaire.

« Nous continuerons d’investir judicieusement » A la SNCF, a assuré jeudi 23 juillet pour Franceinfo le ministre des Transports, alors que l’entreprise doit plus de 40 milliards d’euros. Le groupe ferroviaire traverse une année très difficile du fait de la réforme des retraites et, en particulier, de la grève contre la crise des coronavirus. Son PDG, Jean-Pierre Farandou, avait également lancé plusieurs appels à l’aide d’État ces derniers mois.

CombienESTtat sauver l’entreprise?

« Je ne vais pas vous donner un chiffre exact aujourd’hui, car cela fait partie des discussions que nous avons avec Bruno Le Maire et Jean Castex. », a rapporté l’info française Jean-Baptiste Dabbanari. Le soutien devrait atteindre plusieurs milliards d’euros. Le montant exact et la forme de l’aide restent à déterminer: le gouvernement examine la possibilité de prendre en charge la dette de la SNCF. Une autre option serait de renforcer la base de capital du groupe.

La SNCF estime que son chiffre d’affaires s’élèvera à environ 5 milliards d’euros cette année, avec près de la moitié de son activité phare, le TGV, les trains non subventionnés, dont le nombre de visiteurs n’a cessé de baisser sur l’année. Cependant, la compagnie ferroviaire, comme de nombreuses autres entreprises, a bénéficié d’un régime de chômage partiel financé par l’État. La perte comptable réelle devrait être bien inférieure à 5 milliards de dollars. Les discussions avec le gouvernement ont lieu presque quotidiennement, et pas toujours simplement.

Quoi qu’il en soit, les propos du ministre des Transports sont bien accueillis dans le petit monde ferroviaire. L’allié ferroviaire assure qu’il le voit tel qu’il est « acte d’amour » envers la SNCF, bien qu’il espère connaître le montant total de l’aide.

L’aide concerne-t-elle des trains de voyageurs ou de marchandises?

Si les TGV ont perdu de l’argent ces derniers mois, la situation est particulièrement critique, pour ne pas dire catastrophique, pour les trains de marchandises, la filiale étant directement menacée de faillite l’année prochaine. fret de la SNCF et éventuellement des opérateurs privés. Le transport de marchandises est ouvert à la concurrence depuis le milieu des années 2000.

Techniquement, l’État n’a pas le droit de reconsidérer le capital du Frêt SNCF, mais il peut imposer une réduction sur les péages payés par chaque train de marchandises pour l’utiliser. L’État peut également soutenir certaines mesures spéciales, telles qu’un « wagon isolé », qui permet aux petites entreprises de payer pour un seul wagon, et non pour le train entier, conformément à l’objectif déclaré de doubler la part du fret ferroviaire. , « soit 18% d’ici 2030 ». « Nous allons rouvrir plusieurs chemins de fer d’ici 2022. Perpignan-Rungis, c’est vraiment logique et je pense qu’il faut redescendre vers Barcelone. », a déclaré Jean-Baptiste Diniamari. Il a suggéré que cette ligne pourrait revenir à « Anvers » en Belgique. Cela ne devrait pas empêcher le Frêt SNCF d’annoncer, selon les syndicats, jusqu’à mille suppressions d’emplois cette année, même si c’est un message en apparence assez contradictoire.

Qu’en est-il des «petites lignes» et des trains de nuit?

Le secrétaire d’État a annoncé la mise en place de deux trains de nuit: Paris-Nice et Paris-Tarbes. « Nous planifions » celles-ci « deux lignes supplémentaires d’ici 2022 », il a dit. La ligne Paris-Nice avait été tournée le 9 décembre 2017, malgré la forte mobilisation des syndicats SNCF et des passagers. La ligne Paris-Tarbes-Hendaye a également balayé la vague d’annulations de trains de nuit en 2016. Aujourd’hui, la SNCF n’opère que deux trains de nuit, subventionnés à près de 100 € par billet vendu.

Le ministre des Transports s’est montré plus vague à 9000 km des soi-disant petites lignes, dont les travaux de réhabilitation se font désormais principalement dans les régions, et non à l’Etat.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*