Un petit Eid spécial cette année à cause de l’accouchement


Ce week-end marque la fin du mois de jeûne pour de nombreux musulmans. C’est en effet la fin du Ramadan, la célébration de l’Aïd el-Fitr. Habituellement, c’est l’occasion de se réunir dans un groupe plus ou moins grand, avec des amis ou en famille. Mais cette année, les mesures de protection et de santé obligent certains à adapter un peu leurs traditions. Nous l’avons vu avec le groupe dans le quartier « Chicago » près du canal Petit-Château le long du canal de Bruxelles. Ces dernières semaines, ils ont décidé d’utiliser ce Ramadan comme aucun autre pour aider les pauvres.

Plusieurs dizaines de personnes viennent chaque jour dans cette salle, qui dispose généralement d’un club de boxe, pour préparer des lois alimentaires et des repas chauds pour les plus vulnérables. « Hier soir, nous avons offert 1339 plats chauds » l’un d’eux nous explique le sourire d’une grande fierté caché derrière le masque. La nourriture que les commerçants ou les particuliers leur offrent ou qu’ils achètent eux-mêmes grâce aux dons de la population locale. « Même ceux qui ont des difficultés financières nous ont aidés. Une personne m’a donné même un euro. Cela prouve que pendant ce Ramadan, les gens étaient encore plus unis que d’habitude ».

Cette opération de solidarité est réalisée chaque année pendant le Ramadan. Mais cette fois, avec la crise sanitaire, elle a attiré beaucoup plus de bénévoles. Au total, une centaine d’hommes et de femmes déterminés à se rendre utiles. « C’est important pour toutes ces personnes dans le besoin, en particulier avec le Petit-Château juste derrière (un endroit qui accueille les demandeurs d’asile en Belgique.) Soudain, il y a beaucoup de gens en file ici tous les soirs pour recevoir un colis ou un repas chaud. Ils viennent du monde entier et de toutes les religions. Nous ne regardons pas tout le monde, nous servons tout le monde, sans distinction ajoutez un autre volontaire.

Donc, Eid Day, parce que nous ne pouvons pas célébrer dans un groupe comme les autres années, ces bénévoles passent une partie de la journée à célébrer chez eux. « CONTREBpas une maison de famille. Nous rencontrons d’autres familles via WhatsApp. Nous allons le célébrer de toute façon,  » définit Rachid.

Mais promis « respect des règles », plus Houssain. Ce qui signifie célébrer uniquement avec ceux qui vivent sous le même toit. Un petit coeur pour Adbel. « Je ne vais pas voir mes parents pour plus de sécurité. D’ailleurs, depuis la naissance, je n’ai pas vu ma mère, » clarifie-t-il, plein de mélancolie dans la voix.

A Cchoix difficile mais nécessaire. Ainsi, au lieu de se plaindre, Abdel et les autres reviennent également ici, dans cette salle, le jour de l’Aïd, pour être utiles et pour fournir à nouveau de la nourriture aux plus vulnérables. « En fait, la récompense que nous avons est notre sourire aux personnes que nous aidons. C’est la récompense », précise Houssain. Pour lui cette aide mutuelle, cette solidarité, cet esprit de groupe, cela compense largement les grands festivals des autres années. « J’ai encore dit à ma femme hier que je pensais que c’était le meilleur ramadan que j’aie jamais eu dans ma vie. Nous étions libres, nous avions du temps devant nous et nous l’avons utilisé de la meilleure façon possible. »

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